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Vers le traitement du cancer en immunothérapie plus efficace grâce à l’identification de la protéine CD5

Vers le traitement du cancer en immunothérapie plus efficace grâce à l’identification de la protéine CD5

Une découverte prometteuse pour le traitement du cancer par l’immunothérapie vient d’être réalisée au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CR-HMR). En effet, Aditi Sood Ph. D., stagiaire postdoctorale, et Marie-Ève Lebel Ph. D., associée de recherche, ont démontré qu’une protéine appelée CD5 permet d’identifier des cellules qui se distinguent par leur capacité importante à produire des molécules ayant un grand impact sur le système immunitaire ainsi que par leur potentiel supérieur à éliminer les cellules cancéreuses. L’étude qui vient d’être publiée dans la revue European Journal of Immunology a été réalisée dans le laboratoire de Dre Heather Melichar en collaboration avec Dr Jean-Sébastien Delisle, tous deux étant également chercheurs au CR-HMR.

La cellule T, une clé importante dans le traitement de certains cancers

L’immunothérapie du cancer ciblant les cellules T est un traitement pour les patients atteints du cancer qui ne répondent pas aux thérapies traditionnelles. Cette méthode utilise les cellules T, un type de cellules immunitaires qui sont en mesure d’attaquer et de tuer directement les cellules cancéreuses. Pour ce faire, les cellules T du patient sont prélevées. En laboratoire, elles sont ensuite entraînées à identifier et à détruire spécifiquement les cellules cancéreuses pour être finalement réinjectées au patient.

La thérapie du cancer par les cellules T connaît un succès clinique considérable chez les patients atteints de leucémie et de lymphome avec des taux de rémission élevés. Afin d’éviter les rechutes comme celles vécues par certains patients, les thérapies actuelles devront utiliser des cellules T encore plus efficaces pour être plus performantes.

« On a longtemps pensé que les cellules T naïves, c’est-à-dire celles qui n’ont pas encore été exposées à des agents infectieux ou à des cellules cancéreuses, avaient le même potentiel pour détruire les cellules anormales. Or, l’étude a démontré le contraire! Cette découverte liée à la protéine CD5 est un pas de plus vers le perfectionnement des traitements contre le cancer et par le fait même, vers l’amélioration de la qualité de vie des patients », mentionne Dre Melichar qui est aussi professeure sous octroi agrégée au Département de médecine et spécialités médicales de l’Université de Montréal.

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