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Améliorer la réponse contre les infections

Améliorer la réponse contre les infections

Publier une étude scientifique dans une revue prestigieuse n’est pas chose facile. C’est pourtant un doublé que vient de réaliser l'immunologiste et chercheuse Nathalie Labrecque du Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CR-HMR) en publiant deux articles dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America). 

Nathalie Labrecque dirige l'unité Immunologie moléculaire et est adjointe de l'axe en immunologie et oncologie du CR-HMR. Elle est également professeure titulaire au Département de médecine et au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l'Université de Montréal.

Le rôle de la molécule NR4A3 

En collaboration avec les équipes de Sylvie Lesage du CR-HMR et de feu Dr Cheolho Cheong de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, les travaux de Mme Labrecque ont permis d’élucider le rôle de la molécule NR4A3, un régulateur transcriptionnel, dans la différenciation d’un sous-type de cellules dendritiques : les cellules dendritiques dérivées des monocytes. En l’absence de NR4A3, la production de ce type de cellules dendritiques est abolie, ce qui a permis de démontrer qu’elle joue un rôle clé dans l’initiation de la réponse des lymphocytes T suite à certaines infections bactériennes. 

Ces résultats suggèrent que cibler la molécule NR4A3  pourrait offrir de nouveaux outils pour combattre les infections bactériennes et de nouvelles stratégies vaccinales utilisant les cellules dendritiques.

Les cellules dendritiques jouent un rôle de sentinelle du système immunitaire. Elles sont capables de reconnaître la présence d’un agent infectieux et d’informer les lymphocytes T de ce danger, ce qui permettra d’initier la réponse des lymphocytes T qui joueront un rôle clé dans le contrôle de l’infection. Cette réponse des lymphocytes T mènera aussi à la formation de la mémoire immunologique qui nous protégera contre une ré-infection avec le même agent infectieux. 

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L’influence de l’horloge biologique sur la réponse immunitaire

La deuxième étude a été réalisée par une équipe dirigée par Nicolas Cermakian du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas et Nathalie Labrecque. Leurs travaux révèlent que l’horloge biologique influence l’efficacité de la réponse immunitaire. En d’autres termes, le fonctionnement des lymphocytes CD8 T, cellules qui sont essentielles pour le contrôle des infections et des cancers, varie grandement en fonction de l’heure du jour ou de la nuit. 

« Notre étude révèle que les lymphocytes T sont plus aptes à répondre à certaines heures de la journée. L'identification des mécanismes par lesquels l'horloge biologique module la réponse des lymphocytes T permettra de mieux comprendre les processus régissant une réponse optimale des lymphocytes T. Ces connaissances permettront d'améliorer les stratégies vaccinales et d'immunothérapie du cancer » affirme Nathalie Labrecque. 

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