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Découverte d’un nouveau médicament pour traiter la rétinopathie diabétique

Découverte d’un nouveau médicament pour traiter la rétinopathie diabétique

Un traitement prometteur pour la rétinopathie diabétique vient d’être mis au point par Dr Przemyslaw (Mike) Sapieha chercheur au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CR-HMR) faisant partie du CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal et affilié à l’Université de Montréal, et Dre Pam Tsuruda de l’entreprise de biotechnologie UNITY Biotechnology, située à San Francisco. Les résultats de ce projet de recherche viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue Cell Metabolism.

« Avec une seule injection, il serait potentiellement possible de traiter les cellules causant cette maladie oculaire diabétique », explique Mike Sapieha qui est également professeur titulaire au Département d’ophtalmologie de l’Université de Montréal. « Cette collaboration entre le Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Université de Montréal et UNITY Biotechnology pourrait avoir une incidence sur la qualité de vie des patients atteints de rétinopathie diabétique, qui affecte environ 750 000 Canadiens et qui est la principale cause de cécité chez les adultes en âge de travailler », ajoute-t-il. La découverte d’une cible moléculaire à l’origine du nouveau traitement

La rétinopathie diabétique est causée par une dégénération de petits vaisseaux sanguins qui alimentent la rétine et qui se renouvellent de façon anormale. Ces nouveaux vaisseaux peuvent laisser des cicatrices sur la rétine et ainsi obstruer la vision. L'un des principaux défis dans le traitement de la rétinopathie diabétique demeure la distinction des vaisseaux sanguins sains de ceux endommagés. Les résultats de ce projet de recherche révèlent que les vaisseaux sanguins anormaux dans la rétine déclenchent des programmes moléculaires associés au vieillissement accéléré, appelés communément sénescence cellulaire. Les docteurs Sergio Crespo-Garcia et Agnieszka Dejda, également chercheurs au CR-HMR et aussi impliqués dans l’étude en tant qu’auteurs principaux, ont identifié une cible moléculaire, la BCL-xL, présente dans les vaisseaux sanguins rétiniens défectueux. Le médicament développé par UNITY Biotechnology utilise cette cible moléculaire afin d’éliminer sélectivement le vaisseau déficient et ainsi permettre à la rétine de se réparer.

« Je suis fier de notre leadership en matière de santé de la vision autant dans le milieu clinique que scientifique. Cette excellence dans le domaine est propulsée par le Centre universitaire d’ophtalmologie (CUO) de l’Université de Montréal qui favorise une synergie accrue du travail de soins, d’enseignement et de recherche », affirme Sylvain Lemieux, président-directeur général du CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal. « Une fois encore, les résultats des travaux des chercheurs du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont sont très prometteurs pour la qualité de vie des personnes atteintes de maladies oculaires », ajoute-t-il.

L'étude actuelle s'appuie sur les travaux publiés par les laboratoires Sapieha et Mallette en 2016,  incluant la contribution de la Dre Malika Oubaha, stagiaire postdoctorale, qui ont identifié pour la première fois la sénescence cellulaire comme un processus moteur de la maladie dans la rétinopathie diabétique.

À la suite de la publication des résultats dans Cell Metabolism, UNITY Biotechnology mène présentement des études chez les humains pour déterminer le potentiel de ce nouveau traitement pour la rétinopathie diabétique.

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